SCULPTURES DANS LA VILLE
Des oeuvres vous contemplent
Jusqu'à dimanche des sculptures
envahissent la cité. Quarante artistes participent à l'exposition Alios appelée à
grandir et à renaître en d'autres lieux et formes tout au long de l'année
Par : MARYAN CHARRUAU

Lors de l'inauguration, auprès du maire
Jean-François Acot-Mirande, la sculptrice Danielle Bigata a présenté une partie de ses
oeuvres exposées au parc Jean Hameau
(Photo M.C)
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« L'avantage avec les sculptures, c'est
que l'on peut en faire le tour. Aussi, je vous engage à les toucher ! » Et de céder
à l'encouragement, sinon à la tentation d'effleurer pour les uns, de prendre à pleines
mains pour les autres, à cette invite énoncée par Danielle Bigata. C'était samedi
après-midi, lors de l'inauguration présidée par le maire, Jean-François Acot-Mirande,
de la 2e édition de l'exposition de sculptures dans la ville baptisée Alios.
Sculptrice reconnue bien au delà des
frontières hexagonales, Danielle Bigata est l'invité d'honneur d'Alios. Cette exposition
rassemble près de 150 oeuvres réalisées par une quarantaine d'artistes. Originalité,
les sculptures sont réparties à plusieurs endroits de la ville, dans le confort de
l'hôtel Lalanne, de la salle des fêtes Pierre Cravey et à la salle Franklin, mais
également en extérieur, au parc Jean-Hameau ou place Gambetta. Un véritable événement
mené de mains de maître par Mme Amanieu, du service culture animations de la ville, et
Françoise Coisneau, adjointe à la culture.
« AGREABLE AU TOUCHER »
En bronze ou en marbre, telles sont les
oeuvres présentées par Danielle Bigata au parc Jean-Hameau. « Après le bois et la
pierre, je travaille depuis 3 ans uniquement le marbre, un matériau extraordinaire. S'il
dégage une force, il est agréable au toucher. » Et chacun d'apprécier, notamment,
ces muscles à la fois saillants et doux, que contrôlent ces corps et ces bustes en des
positions où se marient bien l'effort que la quiétude.
Et quand est-ce décide-t-on qu'une oeuvre est
terminée ? « Au moment où je m'oblige à la signer. Après, je m'y refuse à la
retravailler, sinon elle ne se terminerait jamais. Et puis, elle marque une époque » reconnaît
Danielle Bigata. Son oeuvre préférée a pour son « Icare » car dit-elle, « c'est
ma première grande sculpture. » Reste que le Pèlerin de
Saint-Jacques-de-Compostelle qui est exposé à Gradignan - on peut contempler sa tête au
parc Jean-Hameau - et qui mesure 3 mètres de haut l'a confirmé dans le statut des
grands. Présentée pendant 6 mois au Vatican, cette sculpture lui vaut régulièrement
lettres et poèmes.
Son oeil averti, son expérience et la
maîtrise de son art, figuratif et expressionniste, lui permettent de donner avec justesse
son sentiment sur Alios. « J'aime beaucoup l'éclectisme qui s'en dégage. Cette
exposition est ouverte à tous les styles. C'est important de ne pas s'arrêter à sa
propre et souvent unique vision des oeuvres. Il faut toujours regarder l'innovation dans
les matériaux comme dans les formes. Il faut sans cesse apporter du sang neuf. Tel est
l'esprit qui anime Alios qui, avec de petits moyens est parfaitement organisé. »
« UNE TRACE MATERIELLE »
« Alios s'inscrit dans un projet culturel
général dont le but est que la population au contact de l'art se l'approprie et ce dans
une démarche de création. Nous voulons instaurer différents moments de sculpture dans
l'année, soit autant de passerelles d'une édition d'Alios à une autre. Non seulement
vous voulons pérenniser cette exposition, mais nous comptons la développer » commente
Françoise Coisneau. Elle poursuit : « Nous voulons aussi qu'il y ait davantage de
sculptures en extérieur. Aussi, nous souhaitons conserver une trace matérielle de chaque
exposition, et nous n'hésitons pas à recourir au mécénat. » Alios est dans la
cité jusqu'à dimanche. Le samedi 29, vers 16 heures, place Gambetta, spécialisée dans
l'art de la fonte du bronze, la Fonderie de Cyclopes réalisera une pièce coulée devant
le public. Lequel peut participer aux ateliers adultes, adolescents et enfants, place
Gambetta (salle Pierre Gravey en cas d'intempérie), le mercredi 26, de 16 heures à 18
heures, le samedi 29 à 16 heures et dimanche 30 de 11 heures à 12 heures, placés sous
la direction de Monique Bonnard-Le-Louarne, dont les oeuvres sont exposées salle Pierre
Cravey.
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