Dans les pas des Pèlerins de SAINT-JACQUES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'Eau Bourde, son moulin, constituent un lieu de promenade des plus agréables.A une époque où les auberges - et à fortiori, les hôtels - n'existaient pas encore, l'accueil des pèlerins se faisait dans des hôpitaux dont la gestion était assurée par les ordres religieux. Le confort proposé était certes rudimentaire (une salle commune, un peu clans le style des refuges de montagne), mais ces établissements, généralement situés à la sortie des agglomérations, permettaient aux marcheurs de prendre quelque repos, sans se détourner de leur chemin. Cayac se trouve sur l'un de ces itinéraires jacquaires et il est le seul, en Gironde, à être encore debout.

On y trouvait, comme ailleurs, un cimetière, des bâtiments d'habitation pour les Frères Hospitaliers ainsi que des communs : chai, cellier, grange, poulailler, écurie... Car, pour nourrir les pèlerins, les religieux exploitaient la terre et CICUiCnt du bétail Sur l’Eau Bourde, un moulin à farine fournissait de quoi faire le pain... Selon une orientation que l'on retrouve dans d'autres étapes, la chapelle était située à l'est de la voie et l'hospice à l'ouest. Entre les deux corps de bâtiments, nue voûte servait vraisemblablement d'abri aux voyageurs : on distingue encore, au-dessus (les portes de l'église des corbeaux de pierre... A l'origine (environ 800 ans), l'église de Cayac avait des proportions plus importantes du chœur et le côté droit de la nef ont disparu.

Au fil des siècles, les pèlerins vont se raréfier et le site de Cayac connaître des fortunes diverses : entreprise (le verrerie atelier de mécanique... jusque dans les ,années 80, 1 église et lu prieuré sont physiquement séparés par la RNIO, de sinistre mémoire, puisqu'en quelques décennies, la circulation automobile va faire plus de dégâts que des siècles (le pèlerinages ! Devenu possession de la famille Calvet - qui aura le grand mérite de l'inscrire à l'inventaire des monuments historiques l'église est sauvée d'une ruine totale Au fil des ans, la commune de Gradignan devient l'unique propriétaire de cet ensemble architectural exceptionnel qui abrite encore, dans les anciens communs, un centre d'hébergement où, venus de toute l'Europe, les pèlerins de
cette fin de siècle viennent oublier, durant quelques heures les fatigues d'un si long voyage...

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En hommage au passage des pèlerins sur le site de Cayac, la ville de Gradignan vient d'inaugurer une statue monumentale de pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle, due au talent du sculpteur girondin, Danielle Bigata.

Bordeaux Métropole-               FLASH COMMUNAUTE N° 91 - JUIN 1997