Découverte
"
Marche ! Sois guéri ! Vois ! "
Eglise Saint-Seurin Trois recommandations qui, depuis le Moyen Age, accompagnent la pierre angulaire de la piété religieuse le pèlerinage. Depuis plus de huit siècles, venus de toute l'Europe, traversant des contrées inconnues dans des conditions matérielles souvent précaires, les "jacquets" empruntent des chemins dans lesquels les pèlerins d'aujourd'hui mettent encore leurs pas. Sacs au dos, arborant leur signe distinctif : la coquille Saint-Jacques.
Eglise Saint-Seurin
Appliquant à la lettre ce que leur dictait l'Evangile, des millions d'hommes et de femmes se sont faits pèlerins pour aller se recueillir à Rome, sur les tombes des apôtres Pierre et Paul, en Palestine, dans les lieux saints et, plus près de nous, en Espagne à Compostelle. La vie de Saint Jacques, (lit "le Majeur" et la naissance (ILI pèlerinage qui mené à son tombeau baignent dans un halo de merveilleux, caractéristique de l'époque médiévale. Difficile de faire la part (le la légende et de la réalité historique ! Pour toits ces "marcheurs (le la foi", passés à la postérité sous le nom de " jacquets ", quatre voies possibles, selon leur pays ou région de provenance : les chemins (le Vézelay, d'Arles, du Puy et celui qui traversait le sud-ouest de la France, le chemin de Tours. Du XIè au XlVè siècle, le pèlerinage de Compostelle a connu son apogée. C'est alors que surgissent de terre, (les mains des compagnons bâtisseurs, églises et chapelles, monastères et hôpitaux avec, dans leur sillage, (les bouleversements sociologiques et économiques dont on a du mal à mesurer l'ampleur... Venus de Blaye, étape obligatoire durant laquelle ils priaient dans Lin sanctuaire, aujourd'hui disparu, consacré à Saint Romain, ils gagnaient Bordeaux pour "rendre visite au corps du bienheureux Seurin. évêque ci confesseur (lotit l'église qui porte son nom conserve encore quelques vestiges de cette époque. Au cur d'une région fertile, la capitale de la Guyenne offrait (le nombreuses possibilités d'accueil aux jacquets tel l'Hôpital Saint James (dont nous possédons quelques traces de la chapelle, dans l'actuelle rue du Mirail) qui jouait un rôle majeur dans l'assistance aux pèlerins de passage. Certains s'y sont même fait enterrer, comme l'ont révélé des travaux effectués en 1927 au cours desquels furent retrouvées de nombreuses coquilles dans lus tombes Mais le plus beau témoignage (le cette époque et (le ces migrations (le masse, est à Gradignan, un des lieux où les pèlerins de cette fin du XXè siècle font encore étape : le -Centre jacquaire Européen de Cayac,". Fière de posséder un patrimoine architectural et culturel unique, la municipalité a entrepris, sous le contrôle attentif des Monuments Historiques, des travaux de restauration et de réhabilitation du Prieuré et de l'église de Cayac qui, avec son parc planté d'essences fort anciennes, son ruisseau
Bordeaux Métropole 30